27.12.2016

La démographie des professions de santé vue par la DRESS

Démographie des professions de santé

© Crédits : Thinkstock

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude portant sur les professionnels de santé. Zoom sur l’aspect démographique.

On trouve dans les études de la DREES, organisme rattaché au ministère de la Santé, une multitude d’informations pertinentes sur les effectifs et leur évolution, les revenus, les conditions de travail (ces dernières ne s’orientant pas vers une amélioration) tant chez les libéraux qu’à l’hôpital.

Variation des effectifs, pyramide des âges et féminisation globale

Sous l’angle de la démographie, les effectifs sont en croissance chez les médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes et les autres professionnels de la rééducation. Les chirurgiens-dentistes font exception avec une stagnation du nombre de praticiens.

Comme celle des médecins, la population des chirurgiens-dentistes reste vieillissante dans l’attente de l’arrivée des nouvelles générations désormais plus nombreuses au sortir des UFR. Le phénomène de vieillissement s’avère moins marqué chez les pharmaciens. Quant aux sages-femmes, aux infirmiers et aux masseurs-kinésithérapeutes les profils demeurent ceux de professions jeunes ou relativement jeunes.

Sans surprise, la féminisation se vérifie partout :

-        en médecine, bien qu’avec des différences selon la spécialité et en chirurgie dentaire,

-        plus résolument en soins infirmiers, en masso-kinésithérapie, en pédicurie-podologie ;

-        presque exclusivement en orthophonie, en orthoptie et en maïeutique (sage-femme).

Une démographie impactée par l’attractivité de l’exercice libéral

L’exercice libéral séduit 9 chirurgiens-dentistes sur 10. Chez les médecins, il s’impose en dermato-vénéréologie, en radiologie, en cardiologie, en médecine générale et dans certaines spécialités chirurgicales (chirurgie maxillo-faciale, chirurgie esthétique, ophtalmologie, chirurgie urologique). Cet exercice relève a contrario de l’épiphénomène et l’on comprend pourquoi en réanimation médicale, en génétique médicale, en médecine du travail ou de santé publique. 

En ce qui concerne les autres professions, 8 masseurs-kinésithérapeutes sur 10 optent pour le statut libéral ainsi que la presque totalité des pédicures-podologues et des orthophonistes. La proportion est moindre chez les orthoptistes (67 %).

D’autres professions sont traditionnellement à vocation salariée : psychomotriciens, ergothérapeutes, diététiciens, infirmiers et sages-femmes même si, pour ces deux dernières professions, la proportion de libéraux s’affiche à la hausse.

Pour en savoir plus :

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