22.12.2016

Distilbène : une victime de la 3e génération obtient réparation

Distilbène, victime de 3e génération

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En septembre 2016, le tribunal de grande instance de Nanterre reconnaissait l’existence d’un lien de causalité entre le polyhandicap d’un petit-fils et la prise de Distilbène par sa grand-mère, dans les années 1970. Sur le banc des accusés, le laboratoire UCB Pharma a décidé fin novembre 2016 de ne pas faire appel.

Pour la quatrième fois, la justice française a reconnu, en cette fin 2016, la responsabilité du Distilbène (diéthylstilboestrol, DES) – une hormone censée réduire le risque de fausse couche – dans des maladies et handicaps survenus chez un « petit-enfant DES ». La jurisprudence avait été élaborée en 2011 par la cour d’appel de Versailles.

Le laboratoire UCB Pharma, qui a commercialisé ce médicament en France jusqu’en 1977 – alors qu’il avait cessé d’être prescrit dans d’autres pays après des résultats d’études alarmants – devra verser une indemnité provisionnelle (le handicap étant évolutif) de plus d’un demi-million d’euros à la famille Le Cossec.

Le Distilbène également à l’origine de problèmes de santé des parents des victimes      

Le tribunal de Nanterre a reconnu l’existence d’un lien de causalité entre le polyhandicap du petit-fils, né à 6 mois et demi, et la prise de Distilbène par sa grand-mère. La maman du garçon a quant à elle subi deux grossesses pathologiques ainsi qu’une ablation de l’utérus, le DES ayant notamment entraîné, pour la deuxième génération, des malformations génitales. 

La famille a accueilli la reconnaissance de la justice comme le « symbole de la victoire de toutes les victimes Distilbène 2e et 3e générations ». On estime qu’en France le médicament a été utilisé pour 200 000 grossesses entre 1948 et 1977.

 

 

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