13.01.2017

Orthoptistes : le protocole organisationnel évolue

Mission des orthoptistes

© Crédits : Thinkstock

Un texte important pour la profession vient d’être publié au Journal Officiel : il procède d’un aménagement par le haut et d’une réécriture des missions dévolues aux orthoptistes.

Pour les rédacteurs du décret, un rééquilibrage dans la répartition des tâches entre orthoptistes et ophtalmologistes devrait ainsi faciliter la réduction du délai d’accès de la patientèle à ces derniers.

Au sens du décret et largement mis en avant, le nouveau « protocole organisationnel » est censé contribuer à l’atteinte de l’objectif.

Le protocole organisationnel : explications

Sur prescription médicale établie, datée, signée par l’ophtalmologiste, le protocole permet désormais à l’orthoptiste la réalisation d’actes précisément définis tels que la détermination de l’acuité visuelle et la réfraction avec ou sans dilatation, l’irrigation de l’œil et l’installation de collyres, le recueil des sécrétions lacrymales, la réalisation de séances d’apprentissage à la manipulation et à la pose des lentilles de contact oculaire et des verres scléraux.

En amont du geste, l’orthoptiste est habilité à établir un bilan comprenant le diagnostic orthoptique, l’objectif et le plan de soins, ceci toujours sur prescription ou dans le cadre du protocole organisationnel.

Ophtalmologiste et orthoptiste, des professions complémentaires

Voilà que prend forme ou que se renforce un véritable travail d’équipe entre l’ophtalmologiste et l’orthoptiste puisque ce dernier peut en outre se charger de la préparation de l’examen médical à venir ou encore du suivi du patient dont la pathologie visuelle a déjà été diagnostiquée afin de vérifier la stabilité de l’état.

Plus globalement, à l’instar des autres professionnels de santé, il appartient à l’orthoptiste de réaliser le questionnement et le recueil des informations concernant le patient dans le respect du secret professionnel. Le décret prolonge ce devoir régalien par le conseil à l’entourage proche du patient, si cela s’avère pertinent.

La profession d’orthoptiste est en pleine évolution

Quid de la situation d’urgence ? On attend alors de l’orthoptiste qu’il accomplisse les premiers actes de soins nécessaires inhérents à sa discipline, charge ensuite à lui d’établir un compte rendu à transmettre au médecin dès son intervention.

Le décret marque donc une évolution notable de la profession.

Les ophtalmologistes n’ont d’évidence pas à redouter une dépossession qui revêtirait un aspect préjudiciable régressif. Il s’agit de les décharger au profit des orthoptistes de certains actes périphériques afin qu’ils puissent consacrer plus de temps aux actes médicaux et chirurgicaux, fondements de leur art.

Pour en savoir plus :
Décret n° 2016-1670 du 5 décembre 2016 relatif à la définition des actes d’orthoptie et aux modalités d’exercice de la profession d’orthoptiste – JORF du 6 décembre 2016 ; texte n° 41 sur 199   

 

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