18.01.2017

Record d’inscriptions battu pour les PACES

Recors d'inscriptions pour les PACES

© Crédits : Thinkstock

58 627 étudiants actuellement inscrits en PACES, soit 500 de plus par rapport à la précédente année universitaire 2015-2016.

Depuis l’instauration de la PACES en 2010, jamais les candidats n’ont été en si grand nombre. Un tel constat suscite un ressenti contradictoire.

Les métiers de la santé suscitent toujours des vocations

Le monde de la santé continue de fasciner les jeunes générations et voilà qui réconforte dans la mesure où délivrer des soins à un patient, le conseiller, l’éduquer, s’attacher à atténuer ses souffrances apparaît comme l’une des plus belles missions qui soient.

Sans doute ces étudiants ont-ils déjà la conscience des épreuves qu’ils auront eux-mêmes à traverser durant un cursus des plus exigeants, puis ensuite tout au long d’une carrière dévolue au service des malades.

D’autant qu’au-delà des techniques et des connaissances de haut vol dont ils seront les garants, nous persistons à croire que les plus éclairés d’entre eux perçoivent dès à présent l’humanisme consubstantiel à l’art du soin dans son acception la plus large.

Face aux échecs, les PACES ouvrent la voie des passerelles

85 % de ces étudiants échouent en fin de PACES, y compris après un redoublement. Et parmi eux combien auraient pu servir avec conscience et grandeur la médecine ou une des autres disciplines de la PACES ?

Mais, en l’état actuel la règle s’applique, celle d’un concours extrêmement sélectif auquel il est demandé à chacun de se soumettre.

Alors plutôt que d’abandonner sur le bord du chemin ces légions d’étudiants, la PACES, sous une forme réactualisée devrait aussi servir de passerelle vers d’autres enseignements, d’autres formations en lien avec l’art du soin : droit médical, économie de la santé, ingénierie, éthique et même, pourquoi pas philosophie…

Le principe de passerelles possibles est d’ailleurs acté dans le texte initial et tout le monde s’y accorde. C’est pourquoi il importe rapidement de passer des paroles aux actes même si l’on mesure la complexité d’un tel chantier.

À défaut, la PACES restera perçue par de nombreux observateurs comme un instrument sans sophistication, une sorte de machine à exclure, coûteuse pour de la société. Réformée et assouplie, sans doute vaudrait-elle mieux que cela.

 

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