02.05.2016

Quel avenir pour le numerus clausus de fin de PACES ?

Fin numerus clausus PACES

© Crédits : Thinkstock

Actuellement un numerus clausus rigoureux clôt la première année commune de santé (PACES). Faut-il le maintenir en l’état, le réformer ou le supprimer ? Le débat reste ouvert.

Il semblerait qu’en médecine, le processus de sélection sous sa forme actuelle est dépassé. Le numerus clausus est devenu un instrument national de régulation économique alors que la société nécessitait plutôt un instrument régional de régulation de l’offre de soins.

L’offre de soins se tend et le pays connaît de puissantes mutations démographiques et économiques. Dans un tel contexte, comment irriguer harmonieusement les régions en fonction de leurs besoins en médecins ?

De plus en plus de jeunes médecins diplômés à l’étranger

On constate une véritable stratégie de contournement adoptée désormais par de nombreux étudiants : peu enclins à affronter les rigueurs de la sélection française, ils choisissent de poursuivre leurs études ailleurs en Europe avant de revenir exercer en France une fois leur cursus achevé. Si bien qu’en 2014, 25 % des jeunes médecins pratiquant leur art en France étaient titulaires d’un diplôme étranger et la tendance s’inscrit à la hausse.

Trouver des solutions pour un système plus équitable

L’heure est à la recherche de solutions équitables et efficaces. Les doyens prônent la suppression pure et simple du numerus clausus et l’ajustement du nombre d’étudiants aux capacités d’accueil des facultés. Dans son récent livre blanc « Pour l’avenir de la santé : de la grande consultation aux propositions », le Conseil National de l’Ordre des Médecins adopte une position moins radicale basée sur la régionalisation de la sélection en fonction des capacités de formation et des besoins en praticiens des territoires. Mais le ton monte chez les syndicats d’étudiants lorsque pour réduire le taux d’échec en fin de 1ère année (85 %), l’institution avance l’idée d’une présélection à l’entrée à l’Université.

L’évolution des débats est donc à suivre de près.

Pour en savoir plus :
Le livre blanc « Pour l’avenir de la santé. De la grande consultation aux propositions » – Conseil National de l’Ordre des Médecins.

 

 

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