11.02.2016

L’essor de la simulation en santé

Simulation en santé

© Crédits : Thinkstock

Mannequins, environnements virtuels, serious games… Les dispositifs de simulation en santé se multiplient, au profit de la qualité des formations et de la sécurité des patients.

« Jamais la première fois sur le patient » : c’est l’une des promesses de la simulation en santé. Une promesse qui résonne fort à la suite des polémiques suscitées par des touchers pelviens sans consentement effectués sur des patients endormis. Le manque de dispositifs de simulation n’excuse en rien ces pratiques, mais le développement des mannequins hyperréalistes pourrait y mettre un frein. La ministre de la Santé a d’ailleurs fléché de nouveaux moyens pour développer ces dispositifs. Elle a fixé pour objectif d’équiper l’ensemble des centres hospitaliers universitaires de centres de simulation en santé d’ici 2017.

La Haute Autorité de santé (HAS) avait dressé un premier état des lieux de ces dispositifs, en janvier 2012. Mais depuis, « l’offre a doublé, souligne le Dr Bruno Bally, du service Évaluation et Amélioration des pratiques de la HAS. Toutes les régions disposent aujourd’hui d’au moins un centre de simulation, certains étant plus développés que d’autres. »  

 

Univers high-tech…

De fait, les progrès technologiques permettent aujourd’hui de disposer de mannequins haute définition, d’environnements virtuels hyperréalistes… Ces équipements ont d’abord bénéficié aux activités les plus techniques et à haut risque – urgences, anesthésie-réanimation… – mais ils profitent maintenant à des actes plus banals comme pour la pose d’une voie veineuse sur un bras artificiel par des élèves infirmières. Elles sont aussi très prisées en gestion des risques, pour simuler des situations critiques ou rejouer des événements indésirables graves qui seraient survenus. La simulation est ainsi utile à titre individuel, mais elle permet aussi de travailler à plusieurs pour améliorer l’organisation en équipe.
 

… comme low-tech

La simulation recouvre aussi des dispositifs sans artifice technologique, comme le jeu de rôles. Faire appel à des patients volontaires ou à des acteurs permet par exemple d’apprendre à mener une consultation d’annonce. Dans tous les cas, la simulation ne se limite pas à la séance d’exercice en tant que telle. Elle doit être précédée d’un briefing pour savoir ce qui en est attendu, et suivie d’un débriefing, pour en tirer le meilleur parti. La HAS a lancé l’été dernier une démarche d’évaluation de ces dispositifs, à laquelle les centres volontaires sont invités à participer.
 

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